Archive dans 30 juin 2020

Toutes les réponses sur l’efficacité de l’hypnose médicale

Efficacité de l’hypnose médicale

Depuis plus deux siècles, l’hypnose est au service de la santé. Définie comme étant un état « modifié » de la conscience, elle met le patient entre la vigilance et le sommeil. C’est une pratique thérapeutique utilisée dans divers domaines tels que la chirurgie, la psychothérapie, la psychologie, etc. Mais les questions qui se posent sont : est-elle réellement efficace ? Quelles sont ses limites ? Découvrez toutes les réponses dans cet article.

Les différents types d’hypnose médicale

Suivant son domaine d’utilisation, on peut classer l’hypnose médicale en trois catégories :

·         L’hypnoanalgésie permettant de limiter les douleurs.

·         L’hypnothérapie, pour traiter les troubles psychiatriques ou psychologiques.

·    L’hypnosédation pratiquée généralement dans les blocs opératoires pour remplacer ou complémenter les anesthésies.

L’hypnose dans le domaine de la chirurgie

L’hypnose intervient dans le cadre de la chirurgie sous l’appellation d’« hypnosédation ». C’est une solution qui vise à diminuer l’administration d’antalgiques et de sédatifs à un patient. De plus, nombreuses sont les personnes qui supportent mal ces produits. Selon Dr Juliette Gueguen lors d’une conférence de presse en 2015, l’hypnose a fait ses preuves dans diverses interventions telles que :

·         La biopsie mammaire

·         L’intervention de grossesse

·         L’extraction de dents…

L’hypnose en psychothérapie et en psychologie

L’hypnose médicale est pratiquée pour complémenter une psychothérapie. Plus précisément, elle permet de traiter les cas de dépression, de trouble obsessionnel compulsif ou TOC, de stress post-traumatique et de schizophrénies. Cette technique thérapeutique est aussi fréquemment utilisée lors d’un sevrage tabagique.

Photo de cottonbro provenant de Pexels

L’hypnose pour traiter le syndrome du côlon irritable

Le syndrome du côlon irritable est une pathologie caractérisée par des ballonnements, de la constipation, des douleurs au ventre et des diarrhées. D’après une étude réalisée par l’INSERM ou Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, l’hypnose joue un rôle important dans le traitement de cette maladie. En effet, après 5 séances d’hypnose, le patient commence à ressentir du soulagement au niveau de son système digestif.

L’hypnose pour retrouver le sommeil

Pour traiter de manière naturelle les troubles de sommeil et les insomnies, il n’y a rien de mieux que l’hypnose médicale. Cette dernière permet de réduire la prise de somnifères. Elle est efficace pour rétablir un cycle de sommeil décalé. Bien des spécialistes recommandent cette pratique thérapeutique pour résoudre les troubles de sommeil dus au stress.

En atténuant les perceptions dérangeantes ou douloureuses, l’hypnose médicale améliore le sommeil. Il s’agit ici d’un isolement sensoriel.

Les limites de l’hypnose médicale

Les études destinées à mettre en évidence l’efficacité de l’hypnose demeurent imprécises. Bien que les avis des patients soient souvent positifs, les scientifiques n’arrivent pas à donner leur conclusion sur ce sujet. Lors d’un accouchement, par exemple, une femme ayant fait de l’autohypnose se dit avoir un bon souvenir de leur expérience. Pourtant, la douleur n’est pas un paramètre quantifiable dans les hôpitaux.

Certes, la pratique de l’hypnose dans la thérapie permet de nombreux avantages, mais il faut tenir compte que son efficacité est nettement limitée. Cependant, les effets indésirables de cette pratique sont peu importants.


Source : https://www.doctissimo.fr/psychologie/therapies/hypnose/hypnose-medicale-efficacite

La crise des urgences en France : où en est cette situation ?

Où en est la crise des urgences en France ?

La visite de la ministre française de la Santé Agnès Buzyn à l’hôpital public de La Rochelle le 13 juillet ne s’est pas déroulée comme prévu. Alors qu’elle traversait le bâtiment à pied, 150 employés de l’hôpital en grève qui protestaient contre leurs conditions de travail et demandaient plus de lits, de personnel et de financement l’ont suivie partout en criant « L’hôpital est en colère ! ». Certains étaient venus des villes voisines et Buzyn a dû utiliser la porte arrière pour sortir plus tôt. Où en est cette crise actuellement ? Voyons d’abord ce qui s’est réellement passé.

La crise des urgences en France

Le personnel des urgences des hôpitaux français dans toute la France, y compris à Paris, est en grève depuis trois mois avec l’appui des principaux syndicats, tels que la CGT, Sud et Force Ouvrière. Et ce, malgré les efforts de la ministre française de la Santé, Agnes Buzyn, qui a annoncé des mesures d’urgence pour tenter d’arrêter les grèves. 

Mais pourquoi protestent-ils ?

Eh bien, les urgentistes hospitaliers français exigent davantage de personnel et de ressources, comme des lits, ainsi qu’une réévaluation de leurs salaires et une prime mensuelle de 300 € en reconnaissance des conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés au travail. Ils disent que leurs conditions de travail les mettent à rude épreuve et mettent leurs patients en danger. Les grèves ont commencé à la mi-mars, à l’hôpital Saint-Antoine, après une série d’attaques contre le personnel, et elles se sont étendues depuis à 80 services d’urgence.

Image par F. Muhammad de Pixabay

L’État a-t-il déjà proposé une solution à ce problème ?

Pour calmer la colère du personnel de l’hôpital, Agnes Buzyn avait déjà promis 70 millions d’euros d’aide, dont 55 millions d’euros pour le paiement d’une prime de risque mensuelle de 100 euros pour le personnel, mais les syndicats disent ne rien avoir vu de tout cela.

Et si quelqu’un a besoin de soins médicaux ?

En France, les grèves du personnel d’urgence sont soumises à des règles strictes et la police peut même être appelée si le personnel ne se présente pas au travail. Cela signifie que, dans un premier temps, la grève s’est limitée à des manifestations devant les entrées des hôpitaux et que les employés munis de badges se sont déclarés « en grève ».

Les soins sont-ils satisfaisants ?

Néanmoins, au cours des dernières semaines, à mesure que la colère a augmenté, le personnel a pris de plus en plus de congés de maladie ou ne s’est pas porté volontaire pour faire des heures supplémentaires ou des quarts de travail supplémentaires. Plusieurs sorties symboliques de cinq minutes ont également été organisées par les départements, tandis que plusieurs villes ont vu des marches et des manifestations du personnel médical.
Bref, voilà en ce qui concerne cette crise des urgences en France. Récemment, en septembre, Agnès Buzyn a annoncé un « pacte de refondation » de 750 millions d’euros pour les urgences. Mais ce qui reste à voir, c’est : ce plan peut-il soulager la pression sur la salle d’urgence ?